Interview : Eléonore Piot sur le Management de Transition
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Interview : Eléonore Piot sur le Management de Transition

"Le management de transition est passionnant, pour ce que j’avais déjà remarqué lors de ma mission."

Publié le 13 avril 2021

Eléonore, comment vous est venue l’idée dans votre parcours professionnel de vous lancer dans le métier de conseil spécialisé sur le Management de Transition ?

J’ai travaillé une vingtaine d’années en entreprise et le recrutement a toujours été une passion pour moi.
J’ai fait une mission de Management de Transition pendant 1 an dans le Groupe Danone, mission pendant laquelle j’ai eu des managers de transition à recruter. J’ai eu un coup de foudre pour ce type de recrutement ! C’est rapide, efficace, pragmatique, et j’ai surtout la sensation d’aider concrètement et immédiatement mes parties prenantes.
A partir de là, j’ai eu envie de donner un nouvel élan à ma vie professionnelle et ai donc rejoint la practice Management de Transition de Badenoch + Clark début 2017.

Vous avez dû, à l’époque, nourrir votre réflexion et faire le tour du marché ; qu’est-ce-qui a conduit votre choix vers Badenoch + Clark ?

Passer de l’entreprise à un cabinet a en effet été une vraie question, ce n’est pas le même métier.
Je devais faire un travail sur moi-même et faire sauter quelques verrous, notamment sur la dimension commerciale.
J’ai d’abord contacté des personnes en cabinet avec lesquelles j’avais travaillé, qui donc me connaissaient, que je reconnaissais, et dont l’avis sur mon projet était important pour moi. Il s’avère que 3 de ces personnes sont aujourd’hui chez Badenoch + Clark …
Au-delà du « coup de cœur », je souhaitais rationnaliser ma démarche et j’ai donc élargi le cercle jusqu’à des personnes que je ne connaissais pas du tout, mais c’était important pour valider, ou non, mon projet.
J’ai toujours beaucoup apprécié de travailler avec Badenoch + Clark lorsque j’étais RH en entreprise, nos valeurs se rejoignent : authenticité, transparence, goût du travail bien fait, respect des candidats.
J’ai accepté avec enthousiasme leur proposition de les rejoindre.

Au bout de déjà quatre saisons pleines, quel regard portez-vous sur le management de transition qui est désormais votre métier ?

Le Management de Transition est passionnant, pour ce que j’avais déjà remarqué lors de ma mission.
Mais il y a en plus une dimension sociétale : rebondir en CDI une fois que l’on a intégré la population dite « senior » en entreprise s’avère potentiellement plus compliqué en France, même si l’on observe que les lignes bougent et que certaines idées reçues sont fort heureusement maintenant battues en brèche. Travailler en mode mission est un moyen de biaiser les verrous du marché du travail français. En management de transition, c’est justement l’équilibre entre l’expertise pointue, l’expérience généraliste et la séniorité que nos clients recherchent absolument.
Et faire prendre conscience qu’il y a une autre voie que le CDI, et qu’on peut parfaitement s’y épanouir, est une réelle source de satisfaction pour moi.
Grâce à ce rôle, j’apporte de la valeur aux entreprises et aux candidats.

Vous n’avez pas mis en avant votre niveau de performance reconnu, votre modestie vous honore, pour autant pouvez-vous nous livrer quelques-uns de vos secrets ?

Un alignement profond entre ce que je fais et ce que je suis, et c’est très précieux. Je travaille avec beaucoup de transparence et de proximité, avec mes managers de transition et mes clients. Je les accompagne et j’aime ça. Je sais et je comprends ce qu’ils vivent puisque j’ai longtemps été en entreprise, ça m’apporte beaucoup, et je le leur rend bien je crois.
Et j’ai la chance que Badenoch + Clark me laisse travailler comme je l’entends, avec ma casquette RH vissée sur la tête, elle ne m’a pas quittée ! Je fais juste des RH autrement, et c’est extrêmement satisfaisant.